LE COLLECTIF FAKEMED RÉAGIT À L’ALERTE LANCÉE PAR LA DGCCRF SUR LES PSNC

Ce mardi 16 décembre, pendant qu’une dizaine de signataires de la tribune contre les FakeMed étaient jugés par la chambre disciplinaire de première instance d’Ile-de-France, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) (1) ​publiait leur enquête de 2018 concernant les pratiques de soins non conventionnelles (2) .

DES PRATIQUES INQUIÉTANTES

Dans un titre plaçant le mot “médecine”, à juste titre entre guillemets quand on parle de ces pratiques, la DGCCRF mettait en valeur des éléments qui doivent nous alerter :

  • Deux tiers des praticiens en infraction pour défaut d’information, pratiques commerciales trompeuses, voire prises de risques
  • De nombreuses allégations thérapeutiques injustifiées
  • Une survalorisation de la qualification des praticiens
  • Des formations d’une durée très variables pouvant se limiter à 1 simple week-end (présentiel ou non)
  • Des professionnels formés chaque année par des organismes inconnus, comme par exemple la “faculté libre de naturopathie”, au nom volontairement trompeur
  • De nombreux défauts d’informations sur le prix des prestations et des produits

EXERCICE ILLÉGAL DE LA MÉDECINE ET AUTRES JOYEUSETÉS

Parmi les cas d’exercice illégal de la médecine et d’usurpation de titre, la DGCCRF affirme avoir transmis une quinzaine de plaintes au procureur de la République. Les deux tiers de ces plaintes concernaient des acupuncteurs.
Les sites internet de ces pseudothérapeutes ont été épinglés pour l’emploi d’allégations thérapeutiques trompeuses, la présences de clauses abusives et illicites ou des défauts de mentions légales. Ces sites internet sont facilement accessibles et constituent une porte d’entrée indéniable pour ces pratiques illusoires.

Certains patients fragiles du fait de maladies de Parkinson ou d’Alzheimer sont malheureusement les cibles de ces marchands d’espoir, qu’ils soient praticiens de santé ou non.

SILENCE HABITUEL DE L’ORDRE

Il est plus que temps que les pouvoirs publics prennent leurs dispositions par rapport au foisonnement de formations illusoires, de procédés trompeurs et de revendications illégitimes concernant le champ de la santé. Elles sont, entre autres, susceptibles de détourner des soins éprouvés.

À ce jour, le Conseil de l’Ordre des médecins reste silencieux et préfère s’associer à des plaintes visant les membres du Collectif FakeMed qui cherchent pourtant à mettre en lumière ces pratiques au mieux inutiles, souvent dangereuses pour les patients.

DES MESURES NÉCESSAIRES POUR LA SÉCURITÉ DES PATIENTS

Compte tenu du grand nombre d’allégations frauduleuses retrouvées et de la vulnérabilité intrinsèque des patients en recherche de solutions à leurs maux, le Collectif FakeMed réclame la mise en place rapide et pérenne d’une plateforme de signalement des pratiques trompeuses, afin de garantir une information loyale et la sécurité des consommateurs de pratiques non conventionnelles.

Collectif FakeMed
+33 7 67 52 67 87 collectif.fakemed@gmail.com
Pôle communication :
Laure Dasinieres, Pierre de Bremond d’Ars

(1) La DGGCCRF relève du ministère de l’économie, des finances, de l’action et des comptes publics. (2) DGCCRF, “”Médecines” douces ou alternatives : des insuffisances dans le respect de la réglementation”, 16 décembre 2019, consulté sur le site ​www.economie.gouv.fr

LE COLLECTIF FAKEMED RÉAGIT À L’ALERTE LANCÉE PAR LA DGCCRF SUR LES PSNC

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