LE COLLECTIF FAKEMED RÉAGIT À L’ALERTE LANCÉE PAR LA DGCCRF SUR LES PSNC

Ce mardi 16 décembre, pendant qu’une dizaine de signataires de la tribune contre les FakeMed étaient jugés par la chambre disciplinaire de première instance d’Ile-de-France, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) (1) ​publiait leur enquête de 2018 concernant les pratiques de soins non conventionnelles (2) .

DES PRATIQUES INQUIÉTANTES

Dans un titre plaçant le mot “médecine”, à juste titre entre guillemets quand on parle de ces pratiques, la DGCCRF mettait en valeur des éléments qui doivent nous alerter :

  • Deux tiers des praticiens en infraction pour défaut d’information, pratiques commerciales trompeuses, voire prises de risques
  • De nombreuses allégations thérapeutiques injustifiées
  • Une survalorisation de la qualification des praticiens
  • Des formations d’une durée très variables pouvant se limiter à 1 simple week-end (présentiel ou non)
  • Des professionnels formés chaque année par des organismes inconnus, comme par exemple la “faculté libre de naturopathie”, au nom volontairement trompeur
  • De nombreux défauts d’informations sur le prix des prestations et des produits

EXERCICE ILLÉGAL DE LA MÉDECINE ET AUTRES JOYEUSETÉS

Parmi les cas d’exercice illégal de la médecine et d’usurpation de titre, la DGCCRF affirme avoir transmis une quinzaine de plaintes au procureur de la République. Les deux tiers de ces plaintes concernaient des acupuncteurs.
Les sites internet de ces pseudothérapeutes ont été épinglés pour l’emploi d’allégations thérapeutiques trompeuses, la présences de clauses abusives et illicites ou des défauts de mentions légales. Ces sites internet sont facilement accessibles et constituent une porte d’entrée indéniable pour ces pratiques illusoires.

Certains patients fragiles du fait de maladies de Parkinson ou d’Alzheimer sont malheureusement les cibles de ces marchands d’espoir, qu’ils soient praticiens de santé ou non.

SILENCE HABITUEL DE L’ORDRE

Il est plus que temps que les pouvoirs publics prennent leurs dispositions par rapport au foisonnement de formations illusoires, de procédés trompeurs et de revendications illégitimes concernant le champ de la santé. Elles sont, entre autres, susceptibles de détourner des soins éprouvés.

À ce jour, le Conseil de l’Ordre des médecins reste silencieux et préfère s’associer à des plaintes visant les membres du Collectif FakeMed qui cherchent pourtant à mettre en lumière ces pratiques au mieux inutiles, souvent dangereuses pour les patients.

DES MESURES NÉCESSAIRES POUR LA SÉCURITÉ DES PATIENTS

Compte tenu du grand nombre d’allégations frauduleuses retrouvées et de la vulnérabilité intrinsèque des patients en recherche de solutions à leurs maux, le Collectif FakeMed réclame la mise en place rapide et pérenne d’une plateforme de signalement des pratiques trompeuses, afin de garantir une information loyale et la sécurité des consommateurs de pratiques non conventionnelles.

Collectif FakeMed
+33 7 67 52 67 87 collectif.fakemed@gmail.com
Pôle communication :
Laure Dasinieres, Pierre de Bremond d’Ars

(1) La DGGCCRF relève du ministère de l’économie, des finances, de l’action et des comptes publics. (2) DGCCRF, “”Médecines” douces ou alternatives : des insuffisances dans le respect de la réglementation”, 16 décembre 2019, consulté sur le site ​www.economie.gouv.fr

Conseil National de l’Ordre des médecins : le Collectif FakeMed revient sur le rapport de la Cour des Comptes

Ce lundi 9 décembre a été rendu public le rapport de la Cour des Comptes concernant le Conseil national de l’Ordre des médecins[1]. Ce rapport pointe de nombreux dysfonctionnements, dont l’exercice de la justice disciplinaire.

En raison des 64 plaintes ordinales courant à ce jour contre ses membres, le collectif Fakemed ne peut que confirmer le constat de la Cour.

La disparité de traitement des plaintes par les conseils départementaux est une illustration d’une justice ordinale qui s’affranchit parfois des règles qu’elle devrait avoir à cœur de respecter.

Conciliations parfois omises, « conciliateurs » oubliant pour certains leur devoir de neutralité, bienveillance évidente vis-à-vis des plaignants… les exemples de dysfonctionnements relevés par les signataires de la tribune du Figaro sont multiples, et ne sauraient être compensés par les quelques Conseils Départementaux qui ont fait preuve de la neutralité et de la rigueur due à leur mission.

Le fonctionnement de certaines chambres disciplinaires de première instance est également contraire à l’idée que se fait le collectif d’une bonne administration de la justice ordinale, avec encore dernièrement la présence d’assesseur homéopathe dont la neutralité peut être interrogée, et qui aurait dû se récuser.

Le collectif espère que les recommandations de la Cour des Comptes permettront une amélioration significative du fonctionnement des chambres disciplinaires, un grand nombre de ses membres devant encore comparaître devant celles-ci.

Cyril Vidal, en qualité de Président pour le Collectif FakeMed

Plaintes : où en sommes-nous aujourd’hui ?

La transmission des plaintes vers les chambres disciplinaires de première instance (CDPI) ont abouti à des décisions disparates (avertissement ou rejet de la plainte), et des appels sont en cours auprès de la Chambre disciplinaire nationale de l’Ordre.

La première décision définitive en l’absence d’appel des plaignants vient de tomber en Bourgogne, avec rejet de la plainte.

Ce ​17 décembre à partir de ​10h à la ​CDPI d’Ile-De-France (9 rue Borromée, 75015 Paris), une dizaine de membres du Collectif FakeMed est convoquée pour se défendre d’avoir signé une tribune dans un quotidien national. Ces séances sont publiques.

Ce sera pour les membres du collectif l’occasion de rappeler leur attachement indéfectible à une médecine humaniste fondée sur des données probantes.

Collectif.fakemed@gmail.com 07 67 52 67 87

[1]​ Cour des comptes « Entités et politiques publiques. L’Ordre des Médecins », Rapport public thématique, décembre 2019 : 187 pages.

LE COLLECTIF FAKEMED RENOUVELLE SON CONSEIL D’ADMINISTRATION

Depuis la tribune publiée en mars 2018, ​Le collectif FakeMed a beaucoup avancé et a montré son importance dans la mise en évidence de certains dysfonctionnements du système de santé, ainsi que dans l’information du grand public sur l’état des connaissances en matière de soins.

Samedi 16 novembre, lors de l’assemblée générale du collectif, une nouvelle équipe pluridisciplinaire a été élue pour prendre le relais. Elle recouvre divers champs professionnels, représentant au mieux ses adhérents et les réalités du secteur de la santé.

Le Journal Officiel daté du 26 novembre fixe la diminution du taux de remboursement des spécialités homéopathiques à 15 %, en attendant un déremboursement intégral qui marque une première victoire pour le collectif.

Le collectif FakeMed compte désormais s’orienter vers des actions de fond, tout aussi importantes, et s’inscrire en tant qu’interlocuteur primordial auprès des institutions, des médias et du grand public, pour toutes les questions ayant trait aux pratiques de soins non conventionnelles.

Auprès des institutions ​:

  • Nous souhaitons développer le dialogue avec les Ordres des professions de santé afin d’avancer sur le problème de l’exercice illégal de la médecine et de la pharmacie et de proposer la suppression la reconnaissance de diplômes dans des spécialités n’ayant jamais fait preuve de leur efficacité
  • Nous souhaitons échanger avec les structures ministérielles et interministérielles, ainsi que proposer notre expertise aux différents groupes parlementaires,
  • Nous souhaitons soutenir activement la MIVILUDES dans ses missions, en particulier les dérives sectaires en santé, malgré l’annonce de diminution de ses capacités à agir,
  • Nous souhaitons proposer la mise en place d’interventions auprès des différents organismes de formation en santé, et en particulier des universités.

    Auprès des médias ​:

  • Nous souhaitons proposer tables-rondes et formations auprès des journalistes

    spécialisés en santé, en établissant un partenariat pérenne avec les journalistes, scientifiques comme généralistes,

  • Nous souhaitons intervenir auprès des organismes de formation des journalistes afin de sensibiliser à la lecture critique d’articles, à la prudence vis-à-vis des découvertes incroyables, à l’importance d’une information précise et fiable en santé,
  • Nous continuerons à rester disponibles et répondre à l’ensemble des médias nationaux, régionaux et locaux.

    Auprès du grand public ​:

  • Nous souhaitons continuer à être présents sur les réseaux sociaux, pour réagir à

    l’actualité ou partager des informations

  • Nous souhaitons prolonger, par le biais de notre site internet fakemed.org, la mise à disposition d’informations sur différentes thérapeutiques ou prétendues telles, de données sur la perméabilité des universités aux fakemed, de synthèses communes sur des données acquises de la science.

    A côté de cela, nous allons continuer à suivre le déroulé des actions ​judiciaires et ordinales​ pour les 63 plaintes en cours.

    Mais nous ne pourrions rien faire de tout ça sans nos ​adhérents investis qui répondront aux médias, participeront aux tables rondes et formations, offriront leur expertise dans leur domaine de prédilection, avec tous un même souhait : mettre en valeur et partager les connaissances actuelles en santé, afin d’améliorer la santé de tous.

    Cyril Vidal Président du Collectif FakeMed

Collectif FakeMed
+33 7 67 52 67 87 collectif.fakemed@gmail.com
Pôle communication :
Laure Dasinieres, Pierre de Brémont d’Ars

Lettre ouverte du 29 juin 2019

La santé est notre bien le plus précieux et la France peut s’enorgueillir d’avoir un système de protection sociale ouvert à toutes et à tous. Cependant ce système aux ambitions universelles est fragile. Depuis vingt ans, et malgré plusieurs réformes qui se sont traduites par une diminution des prestations, il lui est de plus en plus difficile de faire face à des besoins qui sont eux, de plus en plus importants. Il lui est également difficile de faire face à des coûts qui augmentent considérablement, en raison des progrès scientifiques, et de la volonté d’offrir ces progrès à tous les habitants, sur tout le territoire.

Nous avons tous à coeur la défense de notre système de protection sociale qui nécessite des adaptations constantes de ne laisser personne de côté. Pour cela, il est indispensable d’évaluer en permanence la pertinence des thérapeutiques prises en charge, afin de ne pas dilapider les ressources dans des pratiques illusoires ou dangereuses.

Cette évaluation est complexe et exigeante car elle doit concilier les bénéfices, les risques et les besoins exprimés et attendus par la population. Les institutions scientifiques comme les Académies de Médecine et de Pharmacie et les autorités publiques indépendantes comme la Haute Autorité de Santé, peuvent, grâce à leur expérience et leur expertise, évaluer de façon indépendante les besoins et les pratiques, les techniques et les thérapeutiques, les risques et la pertinence des soins. Ces institutions et agences sont là pour conseiller le gouvernement sur les mesures les plus efficaces, au service de tous et au meilleur coût.

Le 28 juin 2019, à la demande de votre gouvernement, la Haute Autorité de Santé s’est prononcée, par un avis motivé et documenté, contre la poursuite du remboursement de l’homéopathie.

Cet avis est également partagé par les académies de Médecine et de Pharmacie en France, des sociétés savantes médicales comme le Conseil National des Généralistes Enseignants, le Conseil Scientifique des Académies des Sciences Européennes, ou encore les autorités de santé du Royaume-Uni, de l’Espagne, du Canada et de l’Australie.

Cet avis a été rendu après avoir pris connaissance des arguments scientifiques, mais également éthiques et sociaux, au cours d’une très large consultation nationale ouverte en toute transparence à tous les acteurs de la santé, et après avoir évalué les conséquences de cette décision sur la santé publique, c’est-à-dire la santé de chacun.

Face à cet avis largement documenté et partagé en faveur du déremboursement de l’homéopathie, se dressent des lobbys économiques et politiques, vous demandant de sacrifier l’intérêt de tous, au profit d’intérêts particuliers. Ces lobbys et autres groupes de pression, s’expriment dans les médias, en mettant en cause l’indépendance et la compétence de la Haute Autorité de Santé, font du chantage à l’emploi ou jouent sur les peurs à de seules fins électoralistes. Ils vous demandent d’ignorer l’avis de la Haute Autorité de Santé et exigent que vous continuiez à financer de façon irrationnelle leur rente de situation. A elle seule, la part de remboursement versées par l’assurance maladie au profit des produits homéopathiques représente un quart de son déficit et permet à trois laboratoire de prospérer.

Un telle décision de votre part, donnant raison à ces lobbys, si elle devait advenir, serait un revers majeur pour la crédibilité des institutions scientifiques de notre pays. Elle serait la preuve que le lobbying et la connivence peuvent avoir raison contre les intérêts de la population, contre la santé et contre les finances de la solidarité nationale. Ces pratiques d’une autre époque ne peuvent exister dans la France d’aujourd’hui.

Nous vous demandons, Monsieur le Président de la République, Madame la Ministre, de faire le choix de la défense de la santé publique et de notre système de protection sociale. La solidarité nationale n’est pas conçue pour alimenter les dérives médicales et le lobbying pharmaceutique sans aucune contrepartie bénéfique pour la santé publique.

Nous vous demandons, Monsieur le Président de la République, Madame la Ministre, de suivre l’avis de la Haute Autorité de Santé et des académies et de dérembourser l’homéopathie.

Le Collectif Fakemed

communiqué de presse du 25 octobre 2018 : Non, EPI3 ne démontre pas l’efficacité de l’homéopathie

Les homéopathes et les laboratoires pharmaceutiques qui produisent de l’homéopathie se prévalent souvent de plusieurs études, regroupées sous l’appellation EPI3, supposées avoir prouvé l’efficacité de l’homéopathie dans toute une série d’indications [1,2,3]. Il n’en est rien, et pour cause : tel n’était pas leur but !

Les membres du Collectif FakeMed, auteurs de l’appel de 124 professionnels de la santé contre les « médecines alternatives » publié en mars 2018 dans le Figaro [4], se sont livrés à une analyse des différentes études composant EPI3, sous la direction de François Maignen (pharmacien et membre de la Royal Statistical Society). 

Une version détaillée est disponible ici en pdf.

Nous rappelons également que l’évaluation de son efficacité thérapeutique est un prérequis à la mise sur le marché de tout médicament non homéopathique, et à sa prise en charge par la sécurité sociale. La dérogation octroyée aux médicaments homéopathiques est incompréhensible sur le plan de la santé publique.

De quoi parle-t-on ?

EPI3 est une série de 9 études observationnelles financées par le laboratoire pharmaceutique Boiron à hauteur de 6 millions d’euros, visant à étudier le profil de prescription (caractéristiques des pathologies, patients et prescripteurs) de pratiques dites « complémentaires » incluant l’homéopathie.

Ces études n’ont pas été conçues pour démontrer l’efficacité de l’homéopathie

Aucune de ces 9 études observationnelles n’a été conçue pour prouver l’efficacité de l’homéopathie. D’ailleurs, les auteurs eux-mêmes se gardent bien de formuler une telle conclusion : « Les résultats de notre étude ne peuvent pas être interprétés comme une preuve d’efficacité comparée entre les soins conventionnels et homéopathiques » [6].

Une méthodologie de faible qualité

Pour pouvoir juger de l’effet d’une thérapeutique, un essai clinique doit respecter un certain nombre de règles afin d’éviter au maximum la présence de biais, c’est-à-dire des défauts méthodologiques qui amèneraient à tirer des conclusions erronées. EPI3 ne respecte pas les règles élémentaires de la recherche clinique.

N’ont été respectés dans EPI3 :

ni le principe du double-aveugle, dans lequel ni le prescripteur, ni le patient ne savent si ce dernier reçoit le traitement évalué ou le traitement contrôle, car cette information influence la personne étudiée et son médecin, donc l’effet réel de la thérapeutique et l’observation qui en est faite,

ni la randomisation, consistant à affecter de façon aléatoire chaque personne étudiée au groupe recevant le traitement évalué ou au groupe recevant le traitement contrôle.
Il s’agit d’études observationnelles et donc non interventionnelles : elles ne font que rapporter le type de traitement qu’ont reçu les patients et les caractéristiques de ceux-ci, et ne sont pas aptes à juger de l’efficacité de l’intervention thérapeutique (ce que seules peuvent conclure les études interventionnelles).

Enfin, leurs protocoles n’ont pas été préalablement publiés. De ce fait, rien ne permet d’exclure que les règles des études EPI3 ont été définies a posteriori.

On note cependant que les auteurs étaient conscients de ces faiblesses, et ont eux-mêmes souligné un « design expérimental inadéquat » et un « nombre de patients insuffisant » [6]. Que l’expérience ait été orientée ou non, les limites de ce que cette étude permet ou pas de conclure ont été bien définies par les auteurs. Ainsi, tous ceux qui prétendent y voir la preuve que les deux approches thérapeutiques ont des résultats comparables en font une lecture erronée ou très biaisée.

Des groupes non comparables

Les groupes étudiés ne sont pas similaires. C’est d’ailleurs le seul enseignement fiable d’EPI3 : les personnes ayant eu recours à l’homéopathie n’étaient pas les mêmes que celles ayant eu recours à la médecine conventionnelle. Il s’agissait plus fréquemment de femmes, non fumeuses, avec un indice de masse corporelle (IMC) plus faible et un niveau d’éducation plus élevé. Leurs pathologies étaient en moyenne moins graves que celles des patients consultant en médecine conventionnelle. Dès lors, il est logique que le groupe « homéopathie » semble être mieux soigné, sans que cela puisse être mis sur le compte de l’homéopathie en elle-même, puisque les pathologies étaient moins graves et les patient(e)s globalement en meilleure santé. 

Les résultats présentés comme favorables peuvent être le fruit du hasard

On admet habituellement un risque « d’erreur de type 1 » de 5 %, c’est-à-dire qu’on accepte qu’il y ait 5 % de risque qu’on conclue à l’efficacité d’une prise en charge alors que cette efficacité apparente est seulement due au hasard. Outre le fait que ce seuil de 5 % est actuellement discuté car trop peu rigoureux, plusieurs résultats rapportés dans EPI3 atteignaient à peine le seuil de significativité. Associée aux faiblesses méthodologiques précédemment décrites qui augmentent le risque d’erreur de type 1, cette faible significativité rend probable le fait que certaines différences trouvées dans EPI3 fussent en fait le fruit d’un pur hasard.

Biais de publication

Le biais de publication consiste à ne publier que les études donnant un résultat favorable, et à éluder celles qui sont défavorables. Ainsi, la prise en charge étudiée apparaît au public sous un jour faussement favorable. C’est une pratique qui semble courante dans le domaine de l’homéopathie : dans les bases de données de la FDA (US Food and Drug Administration), seules 10 % des études concernant l’homéopathie ont finalement été publiées. Dans le cas présent, le laboratoire pharmaceutique français a également déclaré avoir mené 9 essais cliniques en Europe. Seuls des essais cliniques, sous réserve qu’ils aient été bien menés, auraient pu comparer l’efficacité supposée de traitements homéopathiques à celle de traitements de référence. Force est de constater que Boiron n’a publié aucun des résultats de ces essais cliniques que le laboratoire pharmaceutique a déclaré avoir mené en Europe.

En conclusion 

Cette série d’études permet au mieux de décrire une pratique, mais en aucun cas de comparer différentes approches thérapeutiques. 

Il est donc rigoureusement inexact de présenter EPI3 au grand public comme une démonstration d’efficacité des produits homéopathiques ou comme le contre-argument des méta-analyses, réalisées sur plusieurs continents, concluant à l’absence d’effet spécifique de l’homéopathie [7,8].
Nous souhaiterions disposer des études sur lesquelles le syndicat des homéopathes s’appuie pour justifier cette pratique non conventionnelle dans le cadre médical et ce, afin de se mettre en conformité avec l’article 32 du code de déontologie, selon lequel « le médecin s’engage à assurer personnellement au patient des soins consciencieux, dévoués et fondés sur les données acquises de la science »

Références :
1. https://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/0302288848287-valerie-poinsot-va-prendre-soin-des-laboratoires-boiron-2208058.php
2. Charles Bentz, le 9 août 2018 sur RMC : « Une très grande étude [EPI3] a démontré qu’en homéopathie on avait des résultats comparables sur des pathologies comparables avec deux fois moins d’utilisation d’antibiotiques, deux fois moins d’utilisation d’anti-inflammatoires, et également de psychotropes. » (https://m.facebook.com/RMCinfo/videos/10157007295143094/)
3. Daniel Scimeca, le 6 avril 2018 sur RFI : « L’étude EPI3 n’a pas été financée par Boiron » […] « On a un médicament [homéopathique] qui est sûr et qui soigne dans les 3 orientations thérapeutiques qui sont vraiment les plus impactantes, c’est-à-dire les troubles musculosquelettiques (en gros les douleurs, les rhumatismes), l’anxiété / l’insomnie, et les infections des voies aériennes respiratoires (rhinopharyngites, etc.) ; [on a] les mêmes résultats qu’avec les médicaments classiques » […] « Mais bien sûr que c’est randomisé, vous n’avez pas lu EPI3 » (http://telechargement.rfi.fr/rfi/francais/audio/magazines/r219/debat_du_jour_20180406.mp3)
4. http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/03/18/31003-20180318ARTFIG00183-l-appel-de-124-professionnels-de-la-sante-contre-les-medecines-alternatives.php
6. Grimaldi et al. Homeopathic medical practice for anxiety and depression in primary care: the EPI3 cohort study. BMC Complement Altern Med. 2016 (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=EPI3-LA-SER%20group%5BCorporate%20Author%5D)
7. Shang et al. Are the clinical effects of homoeopathy placebo effects? Comparative study of placebo-controlled trials of homoeopathy and allopathy. Lancet 2005 (https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(05)67177-2/fulltext)
8. NHMRC. Evidence on the effectiveness of homeopathy for treating health conditions (https://nhmrc.gov.au/about-us/publications/evidence-effectiveness-homeopathy-treating-health-conditions)

Bienvenue

Nous sommes heureux de votre intérêt pour la lutte contre les fakemédecine.
Vous trouverez ici un certain nombre d’informations :

NEWS

Communiqué de presse : 

Réponse au questionnaire de la Haute Autorité de Santé dans le cadre de sa mission de réévaluation des produits homéopathiques. 

Nouvelle entrée dans le Fakedex :

Vous trouverez dans cette partie l’histoire de notre démarche, le lien vers la tribune dite des 124 et ses signataires, ainsi que des informations sur notre association, son conseil d’administration et ses statuts

Si vous partagez nos convictions et souhaitez nous rejoindre, cette partie vous dirigera vers un formulaire permettant une inscription en ligne. Les inscriptions sont ouvertes à tous. Dans nos statuts, seuls les membres d’une profession réglementée peuvent voter. Pour eux la cotisation 2018 est fixée à 50 euros. Si vous n’êtes pas membre d’une de ces professions mais voulez participer, vous êtes les bienvenus, et pour vous la cotisation est fixée à 10 euros. Votre adhésion est soumise à une validation préalable.

Fakedex

Une page dédiée à l’analyse critique des pratiques alternative avec une mise au point de ce qu’elles proposent, et de ce qu’elles ont prouvé. Une page qui va s’enrichir sans pourtant jamais rattraper l’inventivité des marchands de rêves.

Observatoire Fakemed

Vous trouverez ici divers outils dont le fakemed-O-métre que nous souhaitons développer pour étudier l’emprise des fakemedecine en France.

Encore plus d’infos !

Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur les fakemed, les menus Pour en savoir plus et  Sources vous donneront respectivement accès à des documents pédagogiques et des documents édités par des organisme officiels.

Nous avons eu l’occasion de nous exprimer dans de nombreux médias (presse écrite, radio, télé). Retrouvez nos interventions ainsi que les articles ou reportages qui parlent de nous.

Enfin pour suivre notre actualité, vous trouverez ici toutes nos communications, les plus récentes étant quand à elles publiées sur cette page.


Contactez-nous !

Nous souhaitons que ce site réponde au plus grand nombre de questions possible, qu’il vous informe sur notre actualité et qu’il vous donnera l’envie de nous rejoindre. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous contacter par un de ces moyens :

TELEPHONE
07 67 52 67 87
MAIL
contact@fakemed.org
TWITTER
@fakemedecine

Communiqué de presse du 5 septembre 2018

Quand les arguments manquent, les homéopathes attaquent.

Réunis en association, les signataires de la tribune #NoFakemed ne sont pas impressionnés par les plaintes déposées, et continuent à encourager au débat, notamment au sein du monde universitaire. 


La ​tribune​ publiée dans​ Le Figaro en mars dernier par 124 professionnels de santé contre les “médecines” alternatives (1), et signée à ce jour par plus de 1500 professionnels de santé, a jeté un pavé dans la mare (2), générant un ​véritable débat public et politique autour du remboursement de l’homéopathie.

Au-delà des multiples retombées dans la presse générale ou spécialisée,​ les instances publiques ont (3,4) commencé à s’intéresser à la question des pratiques de soins “alternatives”​ : réponse de l’Académie de Médecine, saisine de la HAS par la ministre de la santé, etc.

Les signataires ont clarifié et explicité à maintes reprises leur position, essayant d’amener leurs confrères à un débat scientifique. Peine perdue.

Au contraire, ​la réaction des homéopathes a été celle de l’intimidation​.

Dans les deux mois qui ont suivi la publication de la tribune, ​dix plaintes ​pour manquement à la confraternité ont été déposées par différents syndicats d’homéopathes et d’acupuncteurs devant l’Ordre des médecins.

Le 26 juin,​ les principaux laboratoires d’homéopathie (Boiron, Weleda, Lehning) conviaient divers syndicats homéopathiques​, dont le Syndicat National des Médecins Homéopathes de France (SNMHF), à une réunion, pour organiser leur réponse (5).

Aujourd’hui arrivent dans les boîtes aux lettres des signataires​ les plaintes déposées par le président du SNMHF, Charles Bentz​, auprès des Conseils départementaux de chacun de ces médecins. Quarante-deux plaintes, pour manquement à la confraternité, ont été reçues à ce jour.

Ces ​méthodes indignes et non-confraternelles​, allant des menaces (retrait des plaintes en échange d’excuses, tirage au sort pour deux nouvelles plaintes tous les quinze jours) aux procédures ordinales, surveillés de près par l’industrie de l’homéopathie, sont loin de nous faire regretter notre prise de position, car elles musellent le débat scientifique nécessaire à notre profession en récusant la moindre remise en question de ces pratiques pseudo-scientifiques.

Elles n’entament en rien notre détermination et ne remettent pas en cause nos convictions.

L’accusation de “manquement à la confraternité” ne tient pas.

Si nous pointons du doigt ces pratiques – soins et traitements n’ayant pas fait la preuve de leur efficacité – ​nous ne mettons pas en cause nos confrères​, les soignants ou les patients adeptes de ces soins alternatifs. Nous les invitons plutôt à échanger, à prendre en considération les données actuelles de la science, et à entrer dans un débat constructif, pour une meilleure prise en charge.

Au-delà des retombées médiatiques, et des prises de position des autorités sanitaires concernant le déremboursement de l’homéopathie, ​nous constatons, avec regret, l’absence de participation au débat de la majorité des responsables universitaires sur les formations initiales proposées dans leurs murs.

Dans ces périodes où les signaux n’ont jamais été aussi alarmants quant à la désinformation scientifique, ​il nous semble crucial que les universités, dépositaires du savoir et de la rigueur scientifique, signalent et sanctionnent les enseignements qui travestissent la connaissance scientifique aux dépens des patients.

Nous saluons donc d’autant plus​ la courageuse décision du doyen de la faculté de médecine de Lille de suspendre l’enseignement de l’homéopathie​ dans son établissement dans l’attente de la décision de la HAS (6), et attendons de son appel au monde universitaire de se saisir de cette problématique.

C’est afin de continuer notre travail de recherche, d’information et de discussion que ​nous avons officialisé l’existence du collectif #FakeMed sous la forme d’une association loi 1901​, le 24 août 2018.

Les tentatives d’intimidation dont nous faisons l’objet pèsent peu par rapport aux enjeux de probité et de rigueur scientifique nécessaires à une prise en charge efficace et fiable de nos patients. Nous continuons et continuerons à inviter nos confrères et nos patients au débat scientifique, et nous faisons confiance au monde universitaire qui ne manquera pas de se saisir de cette controverse afin de ne pas laisser perdurer ces pratiques non-conformes aux données de la science.

Contact​ : Collectif FakeMed : ​contact@fakemed.org 

(1) 1http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/03/18/31003-20180318ARTFIG00183-l-appel-de-124-professionnels-de-la-sante-contre-les-med ecines-alternatives.php 

(2) ​http://www.fakemed.org 
(3) ​http://fakemedecine.blogspot.com/2017/03/presse-generale-et-specilaisee.html 
(4) ​http://fakemedecine.blogspot.com/2017/03/radio-et-tele.html  
(5) ​https://www.inhfparis.com/sites/default/files/webfm/file/newsletter/NL26.pdf 
(6) https://twitter.com/medecine_Ulille/status/1035618824203038720  

soutiens à la tribune dite des 124

Nous avons lancé ce site nous avons publié une tribune et demandé à celles et ceux en accord avec les idées défendues et propositions avancées, de nous soutenir.

Le texte de la tribune est disponible ici.

Voici la la liste des signataires. Comme vous le verrez certains utilisent un pseudo. Cela vient des origines de cette démarche qui a débuté sur les réseaux sociaux. Chacun a dû arbitrer sur l’identité qu’il voulait le plus mettre en avant. Certains ont choisi leur nom, d’autre leur pseudo en estimant que ce dernier était plus connu que leur nom. Il aurait été possible d’associer les deux mais cela se serait fait en créant un lien entre identité et pseudo.

Cette liste est régulièrement mise à jour en fonction du nombre de signatures. Nous sommes actuellement :

– 3 337 
dont 1045 en médecine, 185 en soins, 127 en kinésithérapie, 112 en pharmacie, 
575 dans l’enseignement l’éducation ou la recherche
568 dans ingénierie ou l’informatique
 20 en dentaire, 12 en sage-femmes
et 671 dans plein d’autres activités et qui se sentent concernés.

Blogger (le moteur permettant de gérer ce site) ayant quelques difficultés pour afficher autant de noms, vous les trouverez en suivant ce lien (90 pages donc chargement un peu long):

liste des noms 
(90 pages)

FAKEDEX – Mésothérapie

La mésothérapie est une pratique consistant à injecter localement, à proximité de la zone à traiter, de faibles doses de médicaments ou d’autres produits. Cette technique a été inventée par le docteur Michel Pistor dans les années 1950, qui publiera à ce sujet (1), mais peu dans des revues scientifiques (2). 

Chaque séance peut comprendre une centaine d’injections, superficielles ou profondes, entre 0,1 et 13 mm (3) . Les produits injectés le sont souvent en dehors de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) (4).

La mésothérapie, pour laquelle il n’existe pas de définition consensuelle, ni d’encadrement juridique ne puise pas ses fondements dans les données acquises de la science (5).

La mésothérapie est cependant reconnue par le Conseil de l’Ordre des médecins, et enseignée dans des diplômes universitaires, et dans des formations hors universités.
La mésothérapie est proposée pour traiter les douleurs, les vertiges, les infections ORL, l’insuffisance veineuse, le stress, les migraines ; pour assurer une vaccination ; ou bien à visée esthétique pour le vieillissement cutané du visage, l’alopécie ou pour mincir. Les produits utilisés sont très variés : anesthésiques, anti-inflammatoires, antibiotiques, vitamines, vaccins, calcitonine, antidépresseurs et anxiolytiques, propranolol, etamsylate, produits homéopathiques (6).

Actuellement, la mésothérapie n’a pas fait preuve de son efficacité (7) et présente de surcroît des risques (8). De manière générale, la littérature scientifique traite surtout des complications de cette technique (9). La mésothérapie n’a pas apporté la preuve de son efficacité dans la réduction cosmétique de graisse (10) .

Tant que la mésothérapie n’a pas fait la preuve de son efficacité, elle ne peut pas être recommandée comme traitement,  surtout au vu des complications possibles.

Références :
1  Pistor M. « La mésothérapie » Editions Maloine, Paris, 1961 : 37 pages.
2  Pistor M, « Examen des nouvelles propriétés de la procaïne topique en pathologie humaine », Presse Med. 1958 ; 66 (44) : 999-1000.
3  Société Française de Mésothérapie, « Qu’est-ce que la mésothérapie ? », consulté sur www.sfmesotherapie.com le 02/09/2019.
4  Ministère des solidarités et de la santé « Le point sur les produits de santé et du corps humain. Mésothérapie », consulté sur https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/depliant_mesotherapie.pdf le 02/09/2019.
 5 Haute autorité de santé « Evaluation des risques liés aux pratiques de mésothérapie à visée esthétique », 2014 : 236 pages.
6  Ducreux Ph. « Médicaments utilisables en mésothérapie », Congrès de mésothérapie 2000, consulté sur www.amiform.com le 02/09/2019.
 7 Barry C. et coll « Evaluation de l’efficacité de la pratique de la mésothérapie à visée thérapeutique », Inserm 2010 : 59 pages.
8  Prescrire Rédaction « Mésothérapie : informer les patients des risques connus », Revue Prescrire  2015 : 35 (384) : 754-755..
9  Herreros FO et coll. « Mesotherapy : a bibliographical review », An Bras Dermatol 2011 ; 86 (1) : 96-101.
10  Jayasinghe S et coll. « Mesotherapy for local fat reduction », Obes Rev 2013 ; 14 (10) : 780-791.

communiqué de presse du 10 juillet 2019 : L’homéopathie déremboursée, une victoire pour la science !



Mme Agnès Buzyn a annoncé le déremboursement des produits homéopathique. faisant suite à l’avis définitif de la HAS sur l’efficacité de l’homéopathie et dont le constat était sans appel : « Le service médical rendu est insuffisant » et « L’efficacité de l’homéopathie n’est pas démontrée » au terme d’un processus d’évaluation qui aura duré plusieurs mois et fait appel à de nombreux experts toutes orientations confondues.

C’est une victoire pour la science : il est désormais établi que les composés homéopathiques n’ont aucune efficacité démontrée, dans aucune des nombreuses indications pourtant décrites.
Le ministère des Solidarités et de la Santé par la voix de sa ministre Mme Agnès Buzyn, avait annoncé à plusieurs reprises, et à l’attention de la totalité des français, que la décision politique suivrait les conclusions de ce rapport de la HAS qu’elle a elle-même demandé.

Le but était non seulement clair mais aussi éthique : répondre à un principe fort de l’Assurance Maladie, en ne remboursant que les médicaments utiles et efficaces, et logiquement en cessant de rembourser ceux devenus obsolètes ou n’ayant pas fait la preuve de leur efficacité.

C’est désormais le cas aujourd’hui avec un déremboursement progressif : 15% au 1er janvier 2020 puis un déremboursement total au 1er janvier 2021.

Cependant, d’ici là, là 260 millions d’euros seront donc dépensés par la sécurité sociale pour des produits décrits inefficaces par la HAS . Les laboratoires en question ne pouvaient ignorer la faiblesse méthodologique et le régime d’exception dont ils bénéficiaient.

Il s’agit d’une largesse inédite de la part d’un gouvernement et d’un « cadeau » à l’une des plus grandes fortunes de France.

La vraie question serait celle de l’utilisation de ces 260 millions d’euros. N’avez vous aucune idée quand nos hôpitaux ferment ? Quand on manque d’effectif dans tous les services ? Quand les urgences sont exsangues ? Quand on nous explique qu’il n’y a plus d’argent « magique » ?

Malgré tout, nous nous félicitons d’avoir entamé le débat sur ce thème grâce à notre tribune parue en mars 2018 dans les pages du Figaro et d’avoir contribué à l’alimenter depuis lors en intervenant dans les médias, en proposant des éléments de réponse aux arguments avancés par les partisans de l’homéopathie et en défendant notre rapport sur l’homéopathie devant la Commission de Transparence avant sa réévaluation, et ce malgré les plaintes reçues par plus de 60 médecins de la tribune initiale, membres du collectif Fakemed et malgré les attaques récurrentes des partisans de l’homéopathie.

Nous remercions Mme Agnès Buzyn d’avoir été fidèle à ses engagements et d’avoir tenu sa promesse de suivre l’avis de la HAS dans sa décision en résistant aux pressions et au lobbying des laboratoires homéopathiques et des autres acteurs de la filière (SNMH, sociétés d’homéopathes, organisations professionnelles d’homéopathes, associations de patients traités par homéopathie). Nous lui sommes reconnaissants de ne pas avoir cédé aux arguments économiques fallacieux et au chantage à l’emploi orchestré par le leader de l’homéopathie en France.

Le déremboursement de l’homéopathie n’est qu’un début et, fidèles à nos engagements initiaux, nous demandons que le Conseil national de l’Ordre des médecins ainsi que les Doyens des facultés de médecine jouent leur rôle en supprimant toute qualification en une pratique de soin non conventionnelle et en faisant cesser toute formation universitaire dans ces disciplines. Nous demandons qu’ils assument leur responsabilité et participent à ce que la déontologie et l’éthique priment sur tout clientélisme et démagogie, ce pour le bien des patients et pour cesser enfin de donner une quelconque importance à ceux qui défient les scientifiques et les chercheurs par des principes aberrants, des études trompeuses, et un discours fallacieux.

Nous leur demandons de : 

  • Ne plus autoriser à faire état de leur titre les médecins ou professionnels de santé qui continuent à promouvoir des pseudo-médecines.
  • Ne plus reconnaître d’une quelconque manière les diplômes d’homéopathie, de mésothérapie ou d’acupuncture comme des diplômes ou qualifications médicales.
  • Ne plus faire produire dans les établissements de formation en santé, des diplômes appuyés sur des pratiques dont l’efficacité n’aura pas été scientifiquement démontrée.
  • Encourager les démarches d’information sur la nature des thérapies alternatives, leurs effets délétères, et leur efficacité réelle.
  • Exiger de l’ensemble des soignants qu’ils respectent la déontologie de leur profession, en refusant de donner des traitements illusoires ou inutiles, en proposant des soins en accord avec les recommandations des sociétés savantes et les données les plus récentes de la science, en faisant preuve de pédagogie et d’honnêteté envers leurs patients et en proposant une écoute bienveillante.

En outre, cette décision ne nous fait pas oublier les principes fondateurs de notre collectif :

  • la promotion de la médecine, des soins, et des thérapeutiques, fondées sur les preuves scientifiques,
  • le soutien et la défense de ceux qui assurent cette promotion,
  • l’information des professionnels et du public sur la médecine, des soins, et des thérapeutiques, fondées sur les preuves scientifiques.
  • la lutte active contre les pratiques de soins non scientifiques, déviantes, délétères, aliénantes ou sectaires

Le Collectif FakeMed